Le 28 février 2026, Charles Leclerc épouse Alexandra Saint Mleux à la mairie de Monaco. Cérémonie intime, quelques proches, pas de cirque médiatique. Puis le couple monte dans une Ferrari 250 Testa Rossa de 1957 — l'une des 33 jamais produites, estimée entre 12 et 40 millions de dollars — et traverse le Principat en décapotable.
Deux jours plus tard, les photos et vidéos arrivent sur Instagram. 15,9 millions de likes en cumulé sur deux posts. Plus que n'importe quel lancement produit, plus que n'importe quelle campagne Ferrari de l'année. Et tout ça sans budget publicitaire.
Ce qui ressemble à un moment privé est en réalité l'un des cas de marketing d'influence les plus efficaces de 2026.
Les chiffres d'un moment viral
Charles Leclerc, c'est 22,5 millions de followers sur Instagram, avec un taux d'engagement de 6,2% — un chiffre qualifié d'excellent pour un compte de cette taille. Sur les 120 contenus que Partenar a analysés sur son compte, la moyenne tourne autour de 1,58 million de likes par post.
Les deux posts du mariage ont pulvérisé toutes les moyennes :
La vidéo de la cérémonie — 7,96 millions de likes.
Les photos du couple — 7,93 millions de likes.
Soit 15,9 millions de likes et 80 860 commentaires au total — ses deux contenus les plus performants de tous les temps, devant même l'annonce de fiançailles (7,88M likes en novembre 2025). En deux posts, le mariage a généré 8,4% de tous les likes de Leclerc sur la période — avec seulement 1,7% de ses contenus. Du jamais vu sur son compte.
Alexandra Saint Mleux — désormais Alexandra Leclerc — ajoute ses propres 3,7 millions de followers, avec une audience mode et lifestyle qui ne recoupe que partiellement celle de Charles. À eux deux, ils touchent plus de 26 millions de personnes sur un seul réseau social.
Et le contenu a été repris par la presse mondiale : de Elle à Hypebeast, de Vogue à Top Gear. Le earned media dépasse largement Instagram.
Ferrari : le placement produit à 40 millions d'euros
La Ferrari 250 Testa Rossa de 1957, c'est l'une des voitures les plus mythiques de l'histoire automobile. Quatre victoires au Mans, trois titres mondiaux en endurance. Et le 28 février, c'est la voiture de mariage de Charles Leclerc.
Le timing n'est pas anodin. Ferrari vient de dévoiler la 849 Testarossa, son nouveau modèle hybride V8 de 1 035 chevaux, prévu pour la production mi-2026. Le nom n'est pas un hasard : c'est l'héritière directe de la 250 Testa Rossa.
En plaçant la voiture originale dans les images les plus partagées de l'année, Ferrari crée un pont émotionnel entre son héritage et son futur produit. Les vidéos du couple traversant Monaco dans cette voiture rouge ont dominé les tendances mondiales — davantage que les essais hivernaux de F1 qui se déroulaient au même moment.
Et dans les données Partenar, Ferrari n'apparaît nulle part comme partenaire déclaré de Leclerc. Aucun tag, aucune mention sponsorisée sur l'ensemble de ses 120 contenus analysés. La 250 Testa Rossa dans les images du mariage, c'est du earned media pur — le type d'exposition qu'aucun budget publicitaire ne peut acheter.
Paolo Sebastian : le gagnant invisible

La robe d'Alexandra a été créée par Paolo Sebastian, maison de haute couture australienne dirigée par Paul Vasileff. Dentelle de Chantilly française, coupe sirène, broderies florales avec des papillons en relief, et les initiales du couple brodées avec la date du mariage.
Avant le 28 février, Paolo Sebastian était une maison reconnue dans le milieu de la haute couture mais relativement confidentielle pour le grand public. Après le mariage, la robe a été analysée dans Marie Claire, Elle Australia, Vogue et des dizaines de publications mode internationales.
C'est le même mécanisme que l'on observe dans les partenariats de marques chez les créateurs : le moment personnel crée la visibilité commerciale. Alexandra n'a pas tagué la marque dans un post sponsorisé. Elle a porté la robe le jour de son mariage. L'intégration est totale.
Pour Paolo Sebastian, l'exposition générée par ce seul événement dépasse probablement toutes leurs campagnes marketing annuelles combinées.
Le couple comme média : une double audience stratégique
Ce qui rend le cas Leclerc particulièrement intéressant, c'est la complémentarité des audiences.
Charles Leclerc touche un public sport, automobile et lifestyle masculin. Alexandra Leclerc touche un public mode, art et lifestyle féminin. Ensemble, ils couvrent un spectre démographique que très peu de campagnes publicitaires arrivent à atteindre simultanément.
Les marques présentes dans les images du mariage — consciemment ou non — bénéficient de cette double exposition :
- Ferrari capte l'audience sport ET l'audience lifestyle
- Paolo Sebastian capte l'audience mode ET l'audience F1
- Monaco comme destination renforce son image de luxe auprès des deux segments
C'est le modèle du "power couple" poussé à son maximum : chaque post touche deux communautés distinctes qui, séparément, seraient extrêmement coûteuses à atteindre.
Ce que ça change pour le marketing d'influence
Le mariage Leclerc illustre une tendance de fond : les moments de vie authentiques génèrent plus d'impact que n'importe quelle campagne planifiée.
Les données Partenar le confirment de manière frappante. Leclerc a 11 partenariats sponsorisés identifiés sur son compte — APM Monaco, Celsius, Eight Sleep, Bang & Olufsen, Monte-Carlo SBM, Peroni, PUMA. Ces posts génèrent en moyenne 885 000 likes. C'est honorable. Mais les deux posts du mariage, où aucune marque n'est taguée, atteignent 7,95 millions de likes chacun — soit 9 fois plus qu'un placement payé.
Les trois posts les plus performants de Leclerc sont tous des jalons personnels — mariage (x2) et fiançailles. Pas un seul post sponsorisé n'apparaît dans son top 10.
Pour les marques, la leçon est claire : être présent dans ces moments vaut plus que mille partenariats classiques. Mais il faut y être de manière organique. Ferrari n'a pas mis un logo sur la voiture de mariage. Paolo Sebastian n'a pas demandé un post sponsorisé. Ils étaient là parce que le couple les a choisis — et c'est précisément ce qui rend l'exposition si puissante.
Le risque, évidemment, c'est que ces moments ne se commandent pas. On ne planifie pas un mariage pour faire du marketing. Mais les marques qui font partie de la vie quotidienne de ces personnalités — comme Ferrari fait partie de celle de Leclerc — se retrouvent naturellement dans le cadre quand les caméras s'allument.
Ce sujet a été analysé grâce à Partenar, la plateforme qui analyse les partenariats entre créateurs et marques. Plus de 3 500 partenariats sont déjà référencés sur la plateforme.
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